Denis Darzacq

En apesanteur…

Cette exposition donne à voir près de dix ans d’une production photographique, Denis Darzacq a pour “thème central” l’urbain, l’urbain et ses “acteurs” décliné dans diverses attitudes, la chute, le nu, le quotidien…

Arrivé dans ce superbe lieu, après avoir franchi le perron du Carré Baudouin nous voilà mis face aux derniers travaux, une serie de huit photos installées par quatre se confrontant. Une série intitulée “hyper” Denis Darzacq, cette fois se confronte aux univers clos des supermarchés  et fait flotter ses personnages dans un autre monde. Le personnage ainsi semble déconnecté de cette réalité de ce temple de consommation qui pourtant est bien visible, mais qui à mes yeux ne me parait plus tellement important. Je m’étais sûrement évadé moi même.

La seconde pièce, plus petite donne à voir un triptyque de 2003, trois nus de grand format des nus qui n’ont rien à faire là, des nus sortis de nulle part. Mais une nudité réelle sans concessions le corps dans sa réalité, celui du commun. Posés là dans des jardins de maisons pavillonnaires, encore une fois Denis Darzacq nous donne à observer un instant irréel. Cependant il n’y a que ce moment qui est irréel ce corps, ce paysage est belle et bien là.
Denis Darzac a cette manie fort agréable de nous transporter, d’analyser nos rêves, de les formaliser, cependant je ne suis que à la deuxième salle et il en reste deux. Et celles là je vous les laisse découvrir en espérant ne pas avoir conditionné vos sensations car pour ma part elles furent belles.
Seul bémol, la vidéo qui pour ma part n’apporte pas grand chose à l’exposition. Peut être, et je suis ironique, à nous retirer un peu de magie. En effet, le processus de création de la série “chute” dévoilé ainsi me semble inutile, et le son accompagnant le diaporama me paraît devenir une musique illustrative.

Reste à souligner la cohérence de l’installation et les textes de Virginie Chardin (commissaire de l’exposition) textes qui au contraire de ce petit article vous aideront vraiment à aborder cette exposition, exposition qui reste à voir et à ne surtout pas rater.

Exposition visible du 3 octobre au samedi 22 novembre
au pavillon Carré de Baudouin
121, rue Ménilmontant-75020 Paris
métro Gambetta, bus 26 ou 96 ( arrêt Pyrénées Ménilmontant )

Entrée libre du mardi au samedi de 11h à 18h
Renseignements : 01 58 53 5542 - www.mairie20.paris.fr